Pourlècheries | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dépêche AFP du 26 mars 2008 (éh oui, 2008!!! aussi Incroyable que ça puisse paraître....)"La résurrection du Christ, dont la croyance constitue le coeur de la foi chrétienne, est une "vérité historique", a déclaré mercredi le pape Benoît XVI devant des milliers de fidèles réunis pour son audience générale hebdomadaire trois jours après les fêtes de Pâques. La résurrection du Christ est "une vérité fondamentale de notre foi, dont la vérité historique est amplement établie même si aujourd’hui comme dans le passé ne manquent pas ceux qui la mettent en doute de diverses façons, voire la nient", a-t-il déclaré."My Gode, quelle bêtise.... Arf...Nous avions bien mangé, beaucoup bu, ri et énormément discuté. La conversation était captivante. Je rentrai chez moi gaie et ravie de ce dîner, suffisamment étourdie par l'alcool en étant sure, pour une fois, de ne pas avoir d'insomnie. J'entrai dans la salle de bain, pris ma brosse à dents, y déposai du dentifrice. Stupéfaction lorsque je relevai la tête et que je vis dans le miroir mon sourire carnassier entâché d'un pseudo-chicot au niveau de l'une de mes incisives supérieures. Cet énorme morceau d'olive noire collé sur ma dent me donnait l'air de surgir des bas-fonds londoniens du XIXe siècle. Eh oui, il y a des fois où on peut regretter d'avoir passé une charmante soirée et d'avoir tant souri... :D Vous avez bien dit "Ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables" ?Le 11 mars 2007, avait lieu un concours pour accéder au corps des secrétaires administratifs du Ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables, "MEDAD" de son petit nom. Premier point (ou plutôt : couille dans le potage) : Une convocation est envoyée le 25 février, intitulée, comme il se doit et ainsi qu'on s'y attend : "Convocation aux épreuves écrites du concours externe des secrétaires administratifs". Sauf... sauf que dans le développement du texte, il est écrit : "Je vous informe que vous êtes autorisé(e) à participer aux épreuves écrites du concours externe 2008 pour le recrutement des adjoints administratifs des administrations de l'Etat du ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables". Comme tout le monde l'aura noté, y a comme une légère erreur susceptible d'engendrer quelques interrogations, et surtout, de constituer un motif d'annulation de ce concours. Toutefois, celle-ci n'a pas échappé à la sagacité ( ) des organisateurs puisque deux jours après, une seconde convocation est envoyée, metant en accord titre et corps du texte.Second point (ou burne dans la soupe) : j'étais personnellement inscrite au centre d'examen de Versailles et v'là t'y pas que la convocation m'indique que le grand raout a lieu à la ferme du Manet à Montigny-le-Bretonneux. Ah.... Comme souvent lors des concours, un plan d'accès au lieu où se déroulera la planche est fourni avec ladite convocation. Surprise : il comprend uniquement des indications pour s'y rendre en voiture. Vous avez bien dit "Ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables" ???? - Il y avait 4471 inscrits en candidats externes à ce concours, ce qui fait : 4471 X (une convocation erronée + une enveloppe) = 8942 feuilles de papier blanc A4 gaspillées et bonnes à mettre à la poubelle (de recyclage évidemment :D). - En ce qui concerne les transports, que lis-je sur le site du MEDAD : "Les transports sont un acteur essentiel de la vitalité économique et de l’aménagement de notre territoire... mais ils sont potentiellement créateurs de nuisances. Ils représentent 27 % des émissions de gaz à effet de serre. Répondre à la demande de mobilité tout en minimisant les incidences sur l’environnement suppose un certain nombre d’orientations : favoriser le report modal, c’est-à-dire le recours à des modes de transports plus « doux » pour l’environnement que la route : la mer, le train, les fleuves sont des alternatives intéressantes dans un certain nombre de cas (transport de masse sur de longues distances par exemple) ; 60 % des ressources de l’agence de financement des infrastructures de transport de France sont mobilisées au profit de projets non routiers". Ha, ha, qu'ils sont drôles dans ce ministère de l'écologie et des machins durables! Ils ne manquent vraiment pas d'humour, hein, trouvez pas ? C'est d'autant plus marrant que généralement, dans la fonction publique, les organisateurs de concours s'arrangent toujours pour placer les centres d'examen à côté d'une gare [et ils le signalent!] ; bah ouais, c'est bête mais il semblerait que ce soit plus pratique pour les candidats qui [attention : scoop] ne sont pas tous motorisés et, en outre, [attention : re-scoop] c'est vachement plus écologique de prendre les transports en commun. Bienvenue au MERDAD. Remarquez, quand on voit Borloo brûler des litres de kerosen pour constater de visu que la banquise est bel et bien en train de fondre à vitesse grand V au Groenland (soit 65 tonnes de CO2 rejetés dans l'atmosphère pour un trajet de 7000 km AR en avion), de telles stupidités ne devraient même plus étonner...
En fait, ça ne m'étonne pas : ça me met hors de moi. Six, ni plus ni moins.
{ 20:20, 12/03/2008 }
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C'était la prescription du docteur Nox. Y m'a dit que ça irait mieux après...
1 - C'était pas encore la mode des tomates-cerises à l'époque mais il en poussait quand même dans le jardin ; des mini-tomates, uniquement issues des caprices de la nature et non des manipulations génétiques pour en faire des produits standardisés. Bref... Je le réclamais systématiquement à ma mère. J'aimais bien les... soigner ; je jouais à l'infirmière : je leur faisais des piqûres ; elles saignaient pour de vrai alors je les pansais avec du papier toilette. 2 - En caressant un berger allemand, je me suis fait mordre par un caniche. 3 - Quand je lève les bras, ça fait monter mes saints au ciel... 4 - J'avais été fortement impressionnée par des images des tremblements de terre d'El-Asnam et de l'Irpinia, survenus tous deux en 1980. J'avais surtout peur qu'un séisme survienne la nuit (en fait, j'avais déjà peur de la nuit à elle-seule). Alors, tous les soirs, pendant à peu près deux ans, je préparais sur une chaise à côté de mon lit un petit nécessaire de survie que je prévoyais d'emporter avec moi avant de sauter par la fenêtre. Je me souviens notamment qu'il y avait dans cet attirail un nécessaire à couture?!?!... 5 - J'ai eu la rougeole et la varicelle en même temps. 6 - Des jeux que je pratiquais enfant : - pincer entre deux doigts le fil de fer d'une barrière destinée à parquer les vaches et électrifiée par intermittence au moment où, précisément, le courant se coupe. Aïe! raté... - empoigner doucement une ortie dans le sens du poil afin de ne pas se faire piquer. Aïe! raté... Mille-feuilles au Praliné
{ 20:05, 27/12/2007 }
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Non, non, Herta ne me rétribue aucunement pour lui faire sa pub mais si cette société y tient, elle peut m'envoyer un chèque (me contacter par MP).- 1 rouleau de pâte feuilletée ("Tarte d'Or" d'Herta, si possible) - 200g de praliné (par exemple, une tablette de "Pralinoise") - un pot de 200 mml de crème liquide très froide à 30% de M.G. - du pralin (en grains) - du sucre en poudre Découper des rectangles de pâte feuilletée de taille identique (4 par exemple dans un rouleau de pâte pour de grands mille-feuilles). Les saupoudrer de pralin et de sucre. Les faire cuire à four préchauffé Th.°7 mais surtout, dès qu'ils commencent à gonfler les écraser avec une tôle (mettre un papier sulfurisé entre la tôle et la surface des rectangles). Les laisser cuire comme ça (environ 10-15 min) et sur la fin, retier papier et tôle pour qu'ils caramélisent quelques minutes. Les laisser refroidir. Faire fondre le praliné au bain-marie. Monter la crème en chantilly (avec un fouet, si possible électrique). Mélanger chantilly et praliné fondu. Laisser refroidir. Mettre une couche de crème que chaque rectangle, si possible avec une poche à douille, c'est plus joli. Superposer les rectangles à la crème et saupoudrer sur celui du dessus des grains de pralin. Et voilà... Un dessert rapide qui ne représente que 78965432 calories par bouchée. Soupe aux moules en feuilleté- 1 litre de moules (si possible de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel)- 1 rouleau de pâte feuilletée (ma préférée en ce moment : "tarte d'Or" de Herta) - 1 jaune d'oeuf - 2 tomates (pas espagnoles) - 1 oignon - 2 gousses d'ail - 250 mml de vin blanc - 100g de Comté - 3 bonnes grosses C.S. de crème fraîche épaisse - 40 g de beurre - du curcuma - du piment d'Espelette - du sel Laver les moules et les ébarber ; les faire ouvrir dans une grande casserole avec le vin blanc sur feu vif. Retirer les coquilles ; filtrer le jus de cuisson et laisser attendre les moules défaites dans leur jus de cuisson tout beau, tout propre. Peler les tomates (pour ça, faut les plonger quelques minutes dans de l'eau bouillante et attendre que leur peu éclate un peu). Les épépiner et les couper en dés. Faire blondir l'oignon et l'ail préalablement pelés et hâchés dans le beurre. Ajouter les dés de tomates et puis verser sur le tout un litre d'eau froide et le curcuma (au moins 2 C. C. pour que ce soit bien coloré). Saler à votre convenance (faut goûter). Laisser cuire 20 min. Mixer ensuite cette préparation, la filtrer puis ajouter la crème, du piment, les moules et leur jus de cuisson. Laisser refroidir (faut que ce soit bien froid!). Mettre dans des bols à soupe allant au four. Saupoudrer de Comté râpé. Recouvrir de disques de pâte feuilletée plus grands que le diamètre des récipients en pressant bien le bord des disques sur les bols (on peut s'aider de blanc d'oeuf pour que ça adhère bien). Mettre au frigo au moins deux heures pour que ce soit très froid. Au moment se servir, préchauffer le four Th.°8. Pendant le préchauffage, dorer la pâte avec du jaune d'oeuf. Une fois les bols enfournés, ramener le Th° à 7 ; faire cuire environ 15 min et servir sans attendre. C'est le contraste chaud-froid qui va faire gonfler la pâte. C'est un peu long à faire mais pas compliqué et surtout, c'est excellent, joli et ça en jette (cf. photo ; mais c'est dommage, j'ai raté la seconde photo trash : "destruction du dôme de pâte feuilletée et apparition féérique des moules surnageant dans la soupe jaune soleil" )![]() Hommage gastronomique à Popaul.J'en rêvais ; Stéphane l'a fait! J'avais lu qu'elles existaient mais personne de ma connaissance ne les avait vues. Je brûlais de le savoir enfin : les sucettes à l'effigie de Jean-Paul II étaient-elles un mythe ou une réalité ? Sachant qu'il allait à Rome, j'ai donc demandé à Stéph de se mettre à la recherche de ce pseudo-Graal et de me rapporter éventuellement le fruit de sa quête. Il s'est parfaitement acquitté de cette délicate mission et je l'en remercie. Pourtant la tâche ne fut pas simple ; il ne les trouva pas au voisinage immédiat de Saint-Pierre mais bien plus loin, chez les marchands du temple de bas étage, relégués dans de sombres ruelles où ça sent l'urine de souris et la ricotta pas fraîche. Eh oui... Tout porte à croire que les autorités apostoliques éprouvent une certaine honte de l'exploitation qui est faite de l'image de leur bien-aimé feu Jean-Paul II. Et pourtant! Ne peut-on pas y voir une forme nouvelle et éminemment moderne de transsubstantiation ? Comme l'hostie, la sucette fond dans la bouche et pas dans la main ; et puis, c'est beaucoup plus hygiénique : il n'y a pas de contact direct avec les mains de l'officiant puisqu'elle est supportée par un long bâton.Bon, autant le dire, sucer Jean-Paul II, c'est vraiment pas transcendant ; d'aucuns ajouteront : "c'est vraiment pas de bon goût!" et je ne peux que leur donner entièrement raison : c'est essentiellement sucré et très légèrement citronné, sans aucun intérêt gustatif. Stylistiquement, j'ai bien sûr un faible pour la sucette où J-PII figure sur un fond arc-en-ciel. Non, non, détrompez-vous : il ne s'agit du drapeau de la paix mais bien de celui de la communauté gay, lesbienne et trans. En effet, sur le drapeau "Pace", les bandes violet et bleu sont placées en haut tandis que sur le Rainbow-flag des homos et des messieursdames, c'est l'inverse : elles sont en bas... comme sur la sucette à Jean-Paul. Notons que la société Plusia qui produit les deux modèles de "lecca-lecca" (littéralement : "lèche-lèche") à l'effigie de JPII présentés ici fabrique également d'autres sucettes aux motifs et formes divers et variés dont des phallus et des vulves... (voir www.plusia.it/) [Euh, non, je ne les ai pas encore goûtées!]. N.B. : pour les besoins de la photographie, a été utilisé le rouge-à-lèvres n°61971 "Rouge Pur Mat" de chez Yves Saint-Laurent (comme quoi, ce ne fut pas un vain cadeau finalement...). Bande de cons 2Dominique Sopo, président de SOS Racisme, et Selon D. Sopo, « Rachida Dati paie d’être une ministre atypique, parce qu’elle est jeune, femme, et d’origine maghrébine » (cf. interview dans Libération du 16 juillet : http://www.liberation.fr/actualite/societe/267203.FR.php). C’est vraiment n’importe quoi ; il élude complètement le fait qu’elle puisse être uniquement critiquée et raillée à cause de son attitude particulièrement intransigeante. Son directeur de cabinet et ses collaborateurs se sont tirés deux jours après leur nomination officielle, la jugeant trop autoritaire. Je ne tiens pas compte parmi les faits qu’on peut reprocher à Dati de la situation délictueuse vis-à-vis de la justice de deux de ses frères pour trafic de drogue ; la ministre ne peut pas être tenue responsable du comportement de sa fratrie. Cependant, je trouve ce fait très cynique et très intéressant ; c’est surtout pas de bol pour les deux messieurs Dati car si on applique les nouvelles directives de la ministre à la lettre, ils seront cette fois lourdement châtiés étant donné que ce sont des récidivistes. On constate que dans une même famille, certains évoluent jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat tandis que d’autres vont en prison. Une histoire de gènes sans doute... Voilà un bel exemple qu’il conviendrait d’exploiter : recherche au sein d’une famille du gène de la délinquance et de celui - beaucoup plus prisé ! - de l’ambition dévorante et du monstrueux appétit de pouvoir qui portent leurs fruits. Je parierais fort que ce sont les mêmes... Évidemment, je déconne : http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1564" J’en reviens à mes moutons, en l’occurrence les propos abrutis de D. Sopo qui dit aussi : « une partie de la bonne société française aimait beaucoup parler tolérance, mixité, antiracisme dans les colloques, mais dans les dîners en ville, après trois verres de vin, tient des propos d’une autre nature. ». J’aime boire, et parfois plus que de raison ; néanmoins, l’alcool ne m’a jamais, et j’en suis absolument convaincue, ne me fera jamais pour autant tenir des propos racistes, anti-féministes ou anti-jeunes. Simplement parce que j’ai certaines convictions bien ancrées. Les propos de Sopo sont d’une grande puérilité et motivés par une obsession de recherche de dérive raciste dans tout jugement négatif. Ils me rappellent ceux de ma copine de fac Madhya : quand elle avait une mauvaise note à ses exams, elle ne prenait même pas la peine de remettre en cause ses capacités ; le fait qu’elle ait pu faire une mauvaise copie ne lui traversait même pas l’esprit. C’est le prof qui l’avait notée qui était raciste ! Quelle stupidité ! Avec le soutien débile et sans fondement de SOS racisme et de Si je dis que Devedjian est un sale... sgroumph parce qu’il traite Comparini de « salope », vais-je avoir droit à une plainte de la communauté arménienne ? Si je dis que Frêche est un gros... biiiiiip quand il dit que les Harkis sont des sous-hommes, les Langedociens vont-ils venir me faire la peau ? Le cimetière de MontmartreEntre deux trombes d'eau, j'ai eu quand même le loisir d'aller au cimetière de Montmartre. J'y retournerai d'ailleurs car, contrairement aux parcs parisiens, on y est tranquille et on peut même y voir le gazon tandis qu'aux Buttes Chaumont, tout le monde est tellement massé et entassé qu'on n'aperçoit même pas un brin d'herbe. Eurk... C'est bien là la véritable horreur ; je préfère largement la compagnie des morts.
Il faut bien sûr éviter d'aller traîner du côté de la tombe de Dalida car tous les beaufs y courent et la prennent en photo bien qu'elle soit d'une laideur effroyable (pas Dalida! sa tombe qui, je suppose, doit être une commande de son frère...). Cette relative tranquillité fait qu'en outre, le cimetière est agréablement peuplé : nombreux chats qui se prélassent, selon leur goût, à l'ombre ou au soleil, voire dans un pot de fleurs (moi aussi, quand je serai morte, je veux un chat sur ma tombe à la place d'une croix), maints oiseaux dont une majorité de pies et de corbeaux. Je n'ai vu que quelques tombes de personnages célèbres mais à vrai dire, je m'en fous ; ce sont surtout les plus esthétiques et les plus originales qui m'intéressent et je préfère les découvrir par hasard, c'est plus agréable. Depuis chez moi, pour aller à ce cimetière, je passe par la rue André del Sarte, au pied de la Butte (avec un troquet calme et sympa à son extrémité : le No Problemo) ; dans cette rue, il y a une école maternelle dont l'entrée est "surveillée" par deux beaux bronzes : un gros crocodile et un archéoptéryx ! Je trouve ça marrant de mettre ces deux créatures à l'entrée d'une maternelle. Je me demande si les mères disent à leur gamin : "Si tu n'es pas sage aujourd'hui à l'école, le méchant archéoptéryx viendra te manger tout cru !" ou "Ecoute bien la maîtresse sinon elle te jettera au crocodile !". Ce sont des menaces qui me paraîtraient beaucoup plus crédibles que la peur du Loup. Bandes de cons 1Le brouillage de pistes actuel du jeu politique m’étonne, ou plutôt m’inquiète devrais-je dire. Des personnalités qui se prétendent de gauche intégrant un gouvernement de droite, et même bien à droite ; à quoi cela rime t-il ? J’aurais à la limite plus de respect si elles reniaient leurs positions initiales mais non, elles ne s’en donnent même pas la peine... J’en déduis un manque cruel de conviction de leur part, spécialement quand ces dites personnalités sont à la tête d’associations revendicatives ou humanitaires. Ça ne leur pose vraisemblablement aucun cas de conscience d’entraîner implicitement avec elles leurs associations qui s’en trouvent entachées, tout ça à cause de leur appétit de pouvoir et de gain, de leur désir de se vautrer dans les ors de En outre, ces cons sans aucune intégrité par rapport à leurs idéaux permettent à la droite de se refaire une virginité et de manifester ainsi une pseudo-tolérance poussée à l’ultime (nan, là, je déconne : SarkoFion n’est pas allé jusqu’à débaucher des gens de LO, juste des mous de soces !) et une pseudo-grande ouverture d’esprit. La logique est d’ailleurs la même avec les minorités dites visibles et les beurettes ; elles servent d’alibi pratique. Et avec Fadela Amara, SarkoFion fait d’une pierre deux coups. Cette virginité n’est bien sûr que superficielle et la droite actuelle reste bel et bien « dure » et rétrograde en remettant à l’ordre du jour la croyance en l’origine génétique de la criminalité, de la délinquance, de l’homosexualité, la croyance en la valeur travail, en l’inégalitarisme. Elle croit en Travail, Famille, Patrie et non pas en Liberté, Égalité, Fraternité. Autre chose : la censure sarkosyste. Après la perquisition au siège du Canard Enchaîné après le sacre de Sarko, voilà qu’hier, on apprend la cessation définitive (et inopinée) de l’émission Arrêt sur Images sur France 5 qui décryptait les médias. Daniel Mermet ne devrait pas faire long feu... Aaaaargh....Elle était partie pour se foutre en l’air Mais elle était en avance sur l’horaire Du train sur lequel elle avait jeté son dévolu. Faut dire que c’était un suicide impromptu Le motif était survenu presque par hasard Et elle se retrouvait à présent dans cette gare N’y avait-il pas meilleure méthode à appliquer Qu’attendre ce train pendant trois longues heures ? Une balle dans la tempe ? Pas assez distingué ! Deux simultanément plutôt, ce serait meilleur : Une à l’arrière du crâne et une sous le menton ; Elle mourrait en héroïne du contorsionnisme, Ce ne serait qu’une affaire de synchronisation ; Et les légistes accuseraient le grand banditisme. Ou alors avaler sept cents pièces de menue monnaie Avec le cuivre, elle serait complètement intoxiquée. Elle pourrait se pendre à l’un des ponts de Beauvais Bof, c’est d’une banalité, vraiment sans originalité. S’entortiller entièrement dans du film alimentaire, Voilà une manière d’en finir joliment singulière Dans cette gangue hermétique, elle s’asphyxiera Nul doute : s’en libérer, jamais elle ne le pourra ! Ou ingurgiter de grandes quantités d’insecticide ; Ô douleurs atroces engendrées par un tel suicide. La satisfaction qu’on en retire réside dans le fait Que ceux qui, par un méticuleux bouche-à-bouche, Tentent de réanimer tomberont comme des mouches Eux aussi ! Clamser pour un record qu’on tenterait : Celui du nombre de coups de canif dans le corps. Être dans le Guinness book en étant bel et bien mort. Pour cela, il faudra surpasser le nombre de cent vingt Points d’impacts. La lame doit être courte ; il convient De bien calculer sa trajectoire : nul vaisseau important Ne devra toucher, cela afin d’avoir le temps suffisant De s’autopoignarder abondamment Pour ne pas calancher immédiatement. Un conseil de lecture, glaçant et amusant : Edouard Launet, Viande froide, cornichons. Crimes et suicides à mourir de rire, Paris, Seuil, collection Science ouverte, 2006. Les quelques moyens de se suicider qui figurent dans le pseudo-poème ci-dessus (la monnaie, l'insecticide, le film alimentaire, les deux balles de révolver, les 120 coups de canifs) sont tirés de cet ouvrage, à la fois instructif, sérieux et très drôle car fort bien écrit. Sérieux car il s'appuie sur des articles de diverses revues de médecine légale. Je n'ai donné ici que peu d'exemples ; les criminels et les suicidés ne manquent pas d'imagination, en particulier s'ils sont schizophrènes... Bien des victimes retrouvées dans des circonstances très inhabituelles sont décédées à la suite de stratégies, généralement complexes, destinées à assouvir leurs plaisirs solitaires. Mon préféré : un conducteur d'engin, amoureux de son tracto-pelle ; il aimait à se pendre aux dents de ladite pelle qu'il manoeuvrait au moyen d'une canne téléscopique. Malheureusement, un jour, ces plaisirs asphyxiophiles ont été paroxysmiques et il n'a pas eu le loisir de se faire redescendre à temps, la canne n'étant plus assez longue bien que la trique le fut... Et dire que le tracto-pelle n'a eu aucune pitié, ce salaud ! Il le savait pourtant que son conducteur était dingue de lui ; la preuve : on a retrouvé à son domicile des poèmes passionnés qui lui étaient dédiés. Arf! Quelle ingratitude... C'est vraiment terrible les passions non partagées. Tracto-pelle tu es si belle Je t'aime à en mourir Tu me serres si bien le kiki Que ça me fait jouir Serre! Sois plus hardie, pardi! Nan, je déconne. Les poèmes existent mais ne sont pas publiés ; et je le regrette bien. J'aimerais beaucoup les lire... Art et Ovnis
{ 16:22, 12/06/2007 }
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Au hasard de mes recherches on the Web, je suis tombée aujourd'hui sur un site très intéressant intitulé Art et Ovnis. Non merci seulement l'art... de Diego Cuoghi.Marrant... Sans titre (pour l'instant !) Arf... J'hésite entre plusieurs titres pour ce billet et j'attends vos éventuelles suggestions : - le dessert des Roberts. - Y a du monde au balcon ! - Hey, c'est pas du silicone! Cette recette est inspirée de la cuisine futuriste- sur laquelle je reviendrai certainement -, initiée par l'artiste italien Marinetti au début du XXe siècle. Marinetti est un sale type puisqu'il se rallia au parti fasciste de Mussolini ; bref, c'est un type navrant, décevant, qui présentait pourtant plutôt de bonnes dispositions, il avait l'air rigolo si l'on en juge par les recettes qu'il a inventées (pas toujours très réalisables, voire immangeables d'ailleurs, tellement elles sont tordues parfois... ). J'avais lu son bouquin il y a dix ans ; n'en étant pas propriétaire, je viens de me le commander. Je n'ai donc pas eu l'occasion de le relire mais je me souvenais vaguement de la recette des "fraises-mamelles" qui m'est revenue lorsque je faisais ma tarte aux fraises. Perso, j'ai réalisé une simple mousse aux framboises ; et les framboises ont davantage l'aspect de têtons que les fraises, non ? "Fraises-mamelles", c'est sympa comme nom mais, et d'une, il ne s'agit pas de la même recette, ni des mêmes ingrédients, et de deux, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à sainte Agathe en cuisinant . Cette martyre à qui l'on coupa les seins : un bel exemple de la diversité et du raffinement des tortures si présentes dans le panthéon chrétien. Zurbaran - et quelques autres aussi - l'a représentée présentant ses deux mamelons sur un large plateau ; ce que j'ai fait aussi.Francisco de Zurbaran, Sainte Agathe (détail), vers 1630-1633, Musée fabre à Montpellier Seins d'Agathe - Une petite barquette de framboises fraîches - Une boîte de framboises en conserve - Au choix : 3 yahourts (moi, j'ai pris des Fjords car je trouve que ce sont les meilleurs pour la cuisine ; il doit être possible d'allèger cette recette en utilisant du fromage blanc ou des yahourts à 0% bien que ce ne soit pas très bon...) ou 375 g de crème chantilly. - Au choix : sucre ou aspartame - de la gélatine animale en plaque ou de l'agar-agar (végétal) en poudre - trois blancs d'oeufs - de la confiture de fraises - un sachet de sucre vanillé. Egouttez les framboises en conserve ; conservez le jus et le mettre à bouillir dans une casserole pour le faire réduire. Faire tremper ce qu'on aura choisi comme gélifiant dans de l'eau froide (suivre les indications sur l'emballage : pour que les seins soient mangeables tout en étant opulents mais fermes, point trop n'en faut. J'ai donc utilisé 2g d'agar-agar et 3 feuilles de gélatine. Pour l'agar-agar, mettre seulement un tout petit peu d'eau, juste pour recouvrir la poudre). Mixer les framboises fraîches - il faut en garder deux entières pour faire le têton! - et celles en conserve puis les passer au tamis en appuyant bien pour obtenir la pulpe sans les grains. Mélanger celle-ci aux yahourts (ou crème). Sucrer un peu mais pas trop. Battre les blancs d'oeufs en neige et sur la fin, quand ils ont déjà monté, ajouter le sucre vanillé et un peu de sucre pour les faire devenir bien fermes. Pendant ce temps, le jus de framboises a dû se transformer en sirop épais (quoi ?? c'est devenu du caramel ??? mais il fallait surveiller attentivement, Boudiou!) ; y mettre à dissoudre les feuilles de gélatine (essorées) et/ou l'agar-agar. Vite : bien mélanger ce sirop avec le mélange yahourts-framboises. Incorporer délicatement les blancs en neige en tournant de bas en haut. Commencer par de petites quantités de blancs jusqu'à épuisement de la matière. Mettre ensuite la préparation dans des bols à fond bien sphérique qui auront été au préalable tapissé d'une feuille de film transparent. Réfrigèrer toute une nuit. Il est bien connu que le froid est idéal pour conserver une poitrine ferme longtemps ! ![]() Le lendemain donc, démouler sur un beau et grand plat en n'oubliant pas de ménager un espace réaliste entre les deux globes ! Ôter le film transparent (bah quoi ? c'était peut-être pas évident pour tout le monde !?!). Implanter les fruits-framboises mis en réserve à un endroit judicieux du globe, toujours dans l'optique d'obtenir un effet réaliste. Dessiner le mamelon au moyen d'une cuillère à café avec de la confiture de fraises épaisse, passée au tamis pour obtenir une texture fine. Si elle n'est pas assez épaisse, la faire réduire dans une casserole. J'ai dégusté mon sein d'Agathe en rentrant de l'ANPE ; ça m'a bien réconforté . S. mangera le sien ce soir pendant que je finirai la tarte aux fraises-framboises...Ne serait-ce pas ça, finalement, la cuisine aphrodisiaque ? A mon avis, c'est beaucoup plus efficace pour la libido que les prétendus effets du gingembre ou corne de rhinocéros... "Quand je lève les bras, ça fait monter les seins au ciel"... FragolavasarelyParmi ces quatre oeuvres, il y a trois Vasarely et une tarte à fraises ; saurez-vous reconnaître cette dernière ?![]() ![]() ![]() Tarte aux fraises et aux framboises - un fond de tarte en pâte sablée ; pâte achetée toute prête ou confectionnée selon la recette suivante : mélanger 250g de farine avec 125g de beurre mou jusqu'à ce que ça fasse comme du sable ; faire un puits au centre du mélange et y déposer un oeuf et 125 g de sucre en poudre, éventuellement parfumé à la vanille. Mélanger rapidement ; former une boule qu'il faudra placer au frigo pendant une heure au moins (car si la pâte est trop molle, elle est inétalable!). Une fois qu'elle est froide, l'étaler sur un plan de travail bien fariné et en tapisser un moule à tarte. Mettre à cuire, en posant quelque chose qui fasse un peu de poids dessus pour éviter qu'elle ne se soulève (un truc qui supporte la chaleur du four évidemment, commeun moule à gâteaux par exemple). - Préparer une crème pâtissière avec : 1oeuf entier et trois jaunes qu'on mélange bien (au fouet) dans une casserole avec 50 g de farine. Ajouter du sucre suivant le goût désiré (entre 50 et 75 g pour du sucre ordinaire ; pour faire plus léger, j'ai mis à la place un sachet de surcre vanillé + 20 g Hermesetas). Bien mélanger. Délayer soigneusement avec 1/2 litre de lait froid (toujours dans l'optique de faire léger : de l'écrémé convient très bien). Mettre à chauffer à feu moyen-doux jusqu'à ébullition et épaississement de la préparation. Il convient de rester à proximité de la casserole et de ne pas cesser de tourner pour que le mélange cuise et épaississe de manière homogène. Une fois qu'il est bien épais (au premier bouillon), stoppez la cuisson. Laisser refroidir. - Les framboises sont facultatives. Le tout, c'est de disposer les fruits utilisés (fraises et framboises ou uniquement l'un ou l'autre) harmonieusement ; c'est la partie la plus chiante de cette recette mais l'effet est garanti lorsque cette opération est menée à bien ! Je trouve ça plus joli quand les fraises sont coupées et très nombreuses. J'ai saupoudré à peine de sucre vanillé sur les framboises car elles étaient un poil acides.Les fraises et les framboises françaises sont abordables en ce moment ; la variété Mara des Bois est vraiment délicieuse mais très chère ; les autres varités font très bien l'affaire : les regarder attentivement, bien les sentir, et si possible, les goûter avant d'acheter. Il faut surtout éviter celles venant d'Espagne ainsi que les autres fruits et légumes venant de ce pays. Certes, ces produits sont de belle apparence et ont des prix très attractifs mais ils sont bourrés d'engrais, de pesticides - dont du bromure de méthyle, interdit par l'UE parce qu'il détruit la couche d'ozone -, de fongicides et autres saloperies et surtout, les raisons de leurs prix bas est l'exploitation scandaleuse d'une main d'oeuvre immigrée (Maghreb et Europe de l'Est) très largement sous-payée .Sachez également que la fraise espagnole est cultivée sur 5000 hectares dans le sud de l'Espagne où elle est la cause de fléaux écologiques : la pollution par de hautes doses de nitrate des nappes phréatiques, la dispersion dans la nature de 4500 tonnes (par an!) de résidus plastiques (emballages, éléments de serres...) et que 110 hectares cultivés illégalement grignotent le parc national naturel de Doniana. Source sur la fraise d'Espagne : Le Canard Enchaîné du 02/05/2007, p.5 et le documentaire ElEjido, diffusé sur Arte fin mai. A bas les dogmesJe n’aime pas l’orthodoxie en général. Suivre à la lettre une procédure, ça m’a toujours gonflé ; ça doit d’ailleurs être pour ça que je suis nulle en maths, en physique-chimie, en informatique... Appliquer scrupuleusement une règle m’ennuie profondément. En cuisine, c’est pareil. Rares sont les fois où je respecte les indications d’une recette. Il est vrai que pour certaines préparations, on ne peut guère faire autrement ; le tout est de bien supposer qu’elles sont celles qui ne supportent pas de modifications (certaines pâtes à gâteaux par exemple). Mais bien souvent, je contourne, je fais « à ma sauce », avec un peu moins de ça et plus de ci ; je lis une ou plusieurs recettes concernant un plat et ensuite, je ne reviens pas au texte : je combine, j’adapte, je laisse libre cours à ce dont je me souviens. En plus, ce petit exercice permet de faire fonctionner sa mémoire et on n’a finalement que très rarement des déceptions. J’ai du mal aussi avec les quantités et le temps de cuisson : c’est « au pif » : faut ajuster suivant le nombre de convives, les goûts, le besoin d’humidité du plat, etc. J’essaie régulièrement de refaire des plats que j’ai goûtés dans des restos ou des pâtisseries qui m’ont particulièrement plues ; c’est un challenge marrant et finalement, très profitable : ça permet de tester des restos différents et de ne pas revenir dans ceux qui nous ont déjà plus. J’ai une inclination toute particulière pour les plats « bizarres », originaux. Aller dans un resto pour manger un steack-frites ou des crêpes, ça ne m’intéresse vraiment pas. J’ai mangé il y a quelques semaines dans un resto hongrois un plat « gitan » devant les regards affolés et les ricanements de mes compagnons de table : des foies de volailles aux escargots. Euh... Porc à l’aigre-doux (d’inspiration indonésio-thaï) - un sachet de pulpe de tamarin* - de la sauce aux prunes* ou du sucre - des champignons noirs en lanière* - de jeunes épis de maïs, de préférence frais*, et coupés en deux dans le sens de la longueur. - du galanga* épluché et coupé en lamelles - une petite boîte de concentré de tomates - du poivre (si possible du vert frais*), de la coriandre moulue - de la sauce soja - de la sauce Worcestershire ( on en trouve en grandes surfaces) - des haricots verts ou plats lavés, effilés, coupés en morceaux - des carottes épluchées, lavées, coupées en bâtonnets - un oignon en petits morceaux - du porc (des tranches de rôti coupées en petits morceaux par ex) On peut aussi utiliser du poulet à la place du porc. * = à acheter en épicerie asiatique Pour les quantités, je ne sais pas trop ; faut juger d’après le nombre de convives... Faire tremper des champignons dans de l’eau bouillante (deux fois successivement en les rinçant entre les deux opérations sinon ils sont amers ; bien les rincer au final également). Délayer de la pulpe de tamarin dans de l’eau bouillante et remuer régulièrement pour qu’elle se délite bien. Je dirais : ½ litre d’eau pour la moitié d’un sachet. Faire griller les oignons ; quand ils ne sont pas encore brunis, faire griller le porc en même temps. Ajouter le jus de tamarin filtré, le concentré de tomate, le galanga (quelques lamelles pour commencer puis il faudra goûter pour voir s’il faut ou non en rajouter), le poivre, de la sauce soja. Goûter et ajuster (attention, ça va réduire donc : pas trop de sauce soja sinon ce sera trop salé et son goût dominera). Faire cuire les légumes à l’eau ou à la vapeur parce que j’ai remarqué un truc mais sans en trouver l’explication : les légumes mettent trois plombes à cuire dans des sauces à base de tomates. A l’issue de leur cuisson à l’eau ou vapeur, il faut qu’ils soient légèrement croquants parce qu’ils termineront de cuire dans la sauce. Donc, quand le porc commence à être bien cuit (faut goûter), ajouter les légumes égouttés, les champignons en lamelles bien rincés, un petit peu de coriandre, de la sauce aux prunes ou du sucre, de la sauce Worcestershire (pareil : y aller mollo avec ces trois derniers ingrédients, donc : goûter puis ajuster pour obtenir un goût plaisant, et si possible - puisque c’est l’effet recherché - : aigre-doux, acidulé). Laisser cuire environ 20 minutes pour que les légumes s’imprègnent bien de la sauce ; il faut que les épis de maïs soient bien souples. Tout au long, il faudra surveiller la texture de la sauce, notamment avant d’ajouter les légumes. Si c’est trop liquide : faire réduire ; sinon, rajouter de l’eau. On peut se passer d’épis de maïs pour cette recette mais j’aime bien leur présence dans ce plat : on dirait des tentacules. Ce plat est mangeable tel quel mais très bon aussi avec du riz (cuit séparément). Je dirais même que le riz est plutôt recommandé car le tamarin a un effet laxatif bien connu. Bah ouais, désolée de vous entraîner sur ce terrain mais ce qu'on ingurgite finit toujours par être évacué ; il faut donc, à mon avis, être averti des conséquences que peut présenté un tel plat et tenter de les contrer. La grasse matinée
{ 14:23, 8/06/2007 }
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La grasse matinée Il est terrible Il est terrible Jacques Prévert Le Hamburger, c'est bon : Mangez-en !À la base, le hamburger est un repas équilibré et complet : céréales, viande, légumes ; avec l’assaisonnement, on dispose donc de protéines, glucides et lipides bien répartis en des proportions acceptables. Évidemment, pour ça reste sain, faut que ce soit fait maison, c’est-à-dire avec de bons produits. Il est hors de questions d’acheter un de ces machins tout faits sortis d’une chaîne industrielle et qui ne sentira rien à part la vieille graisse hydrogénée et pleine d’acides gras ultra-saturés. M’est avis que les aficionados d’hamburgers industriels ne le sont devenus - aficionados- par mode. La putain d’idée de modernité qui vise à nous faire croire qu’aller dans les fast-food, c’est cooooool, c’est djeune’s, c’est branchééé ; la même putain d’idée de modernité qui entretient l’illusion que le progrès passe par la flexibilité de l’emploi, le « travailler plus », la réduction du service public, la détention d’une machine Nespresso ou Senséo qui vous distillera un café coûtant la peau du cul... Moi, je fais des hamburgers de luxe multiculturel : maghrébo-italo-néerlando-français. Certes, ils demandent un peu plus de temps qu’une commande au Mac Do du coin mais c’est une question de choix... et d’éthique. Vachement plus rentable aussi car avec un seul exemplaire, on bouffe à deux sur deux repas. J’achète un pain d’orge, rond. Faits dans la boulangerie maghrébine vers chez moi, ce sont des gros pains ronds, assez plats, d’un diamètre d’environ 25 cm ; donc, pour deux personnes, un seul suffit. Je le coupe en deux, je le mets à griller très légèrement au four. Quand il est chaud, je dispose sur chaque demi-pain de la mimolette râpée (pour la couleur), de la mozzarella râpée ou finement tranchée (pour l’onctuosité) et du comté râpé (pour le goût). Ensuite, sur un seul pain, je parsème de roquette, de dés de tomate, de thym. On peut mettre un peu de vinaigrette (maison), du basilic... Ensuite, je mets du boeuf haché, plus exactement des petites boulettes de boeuf haché grillées parce qu’un steack haché entier, j’aime pas trop, c’est pas pratique à manger et le mélange avec les autres ingrédients n’est pas assez intime. Sur la viande bien poivrée, je mets des oignons grillés et de la sauce. Pour la sauce : mayonnaise maison bien moutardée à laquelle on ajoute du concentré de tomate, un cornichon haché, des échalotes hachées, de l'estragon, une cuillérée à café de cognac. Ensuite rebelote : roquette, tomates. On couvre avec le second demi-pain et hop, miam ! Il faut cependant penser à acheter un écarteur de mâchoire et éviter d'avoir trop de public autour de soi... Stromboli de fraises des bois Il y a une recette étatsunienne que j’aime beaucoup réaliser aussi : les muffins. Je la tire de Angela G. Grant, Amérique du Nord, éditions Time Life, 1995 (collection Les grandes traditions culinaires). - Bien mélanger beurre + sucre ; ajouter oeufs, vanille, sel ; mélanger ; ajouter farine + levure puis peu à peu le lait fermenté. Enfin, ajouter les myrtilles lavées et séchées. Faire cuire dans moules individuels, th. 6. Pour le temps, je ne sais pas trop : faut surveiller ! J’ai fait cette recette hier avec des fraises Mara des bois qui sont très parfumées. Comme je la trouve un peu lourde, je n’ai mis que La cuisson était magnifique : de vrais Stromboli ! Les gâteaux ont monté, leur surface s’est craquelée et a libéré des flots de magma de jus de fraise qui se sont fossilisés en caramel. Dommage que les Krafft n’aient pas vu voir ça... Les muffins aux fraises, c’est bon au goût mais niveau texture, c’est mieux avec des myrtilles car les fraises ont rendu beaucoup de jus et la pâte n’apprécie guère ce trop d’humidité ; elle se « cire » un peu. Arf, tant pis... les Stromboli « feront ventre » tout de même. Apéro du soir, Espoir !Invitation chez C. et R. ; chaque invité doit amener quelque chose. J’ai du temps, du matos de pro et l’envie de faire, ça tombe bien. Je les connais très peu, de même que les autres conviés. Aaargh, dans ces cas-là, pour me motiver, je me dis que si je m'ennuie, il me faut garder espoir que je puisse au moins manger et boire de bonnes choses, et même boire à la proportion de mon ennui ! C'est ainsi que l'année dernière, lors d'une soirée fort rasoir, et que j'avais donc arrosé proportionnellement à l'effilement de la lame, je me suis retrouvée à m'assoupir sur... le tapis de la salle de bain de l'endroit où je me trouvais alors. Hum... pas glorieux. Je m'étais pourtant rendue à la salle d'eau uniquement pour me rafraîchir ; si, si! Sans dec! J’aime assez souvent faire des plats chiants et longs à préparer mais il me faut de bonnes conditions car je n’ai aucun détachement, aucune autodérision, aucun self-contrôle quand je cuisine : je suis sous pression. Si je me suis faite dépasser par les délais, par un produit qui fait défaut, par un matériel défectueux, je panique, je m’énerve, il ne faut surtout pas venir traîner dans mes pattes car je suis imbuvable. Je peste si ça ne se déroule pas comme je le prévois. Salaud de gâteau qui ne veut pas se démouler ! Monstre de moule à tarte possessif qui refuse de livrer son contenu ! Garce d’épice qui se planque au fin fond du placard en ricanant ! Fouet perfide dont les fils se dessoudent ! Cuisiner, c’est souvent un challenge, une épreuve même car, en général, j’ai une très mauvaise gestion du temps et de mes nerfs ; ça ne me détend pas et pourtant, j’adore ça. Signe de masochisme larvée, certainement... J’ai fait des mini-tartelettes : une variété aux poireaux et à la muscade ; une autre thon à l’huile, tomates, thym, moutarde ; une à la truite fumée, asperges vertes, baies roses. Pour les trois : un même appareil convient, composé trois d’oeufs, un petit pot de crème entière, de comté râpé, de poivre. J’ai pas eu le courage de faire moi-même la pâte feuilletée ; j’ai utilisé de l’industrielle. Arf... Laver soigneusement deux poireaux, les faire revenir dans du beurre, puis ensuite ajouter un peu d’eau pour qu’ils soient bien confits, saler, et mettre de la muscade (ni trop, ni trop peu). Laisser refroidir et ajouter un tiers de l’appareil crème-oeufs. Bien mélanger et répartir dans les fonds de tartelettes. Couper une tomate en tout petits dés, émietter une boîte de thon à l’huile d’olive. Badigeonner de moutarde les fonds de tarte ; mettre du thon ; saupoudrer de thym ; mettre trois dés de tomates ; verser avec une cuillérée à café du mélange crème-oeufs en essayant de terminer par des râpures de comté. Couper les asperges vertes en petits morceaux (j’avais acheté des asperges en conserve, moins goûteuses mais nettement plus abordables) ; le mettre dans les fonds de tarte. Surmonter de petits bouts de truite fumée. Puis idem : verser avec une cuillérée à café du mélange crème-oeufs en essayant de terminer par des râpures de comté. Et terminer en saupoudrant des baies roses concassées. Ça a beaucoup plu, ces tartelettes, et je n'ai même pas eu l'heur de me créer les conditions nécessaires à l'exploration de leur tapis de salle de bains...
![]() Comme disait la fille du coupeur de joints : « ce qui compte, c’est le Voyage, pas la destination... »J’ai vu un ciel étoilé à Paris sans la moindre pollution lumineuse. Encore plus impensable : j’ai scruté le firmament depuis le pôle nord à 14 h 30 alors que deux avant, j’étais encore chez moi en train de petit-déjeuner. Au-delà de mes rêves : sous mes yeux, le temps a remonté son cours et puis l’a devancé. Je n’étais jamais allé dans un planétarium ; celui du Musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget, nous plonge dans une ambiance très réaliste, due à la machine particulièrement perfectionnée qui projette sur l’écran hémisphérique la multitude d’étoiles avec toute leurs différences d’intensité. Il ne manquait plus qu’une légère brise et l’odeur de l’herbe fraîchement écrasée sous nos pas pour se croire vraiment sur les plus hauts alpages. Par bonheur, la voix douce qui commente ce spectacle, et quelques notes de Bruckner et Saint-Saëns à l’aube et au crépuscule pallient cet inconvénient. Ô combien magique également : les constellations du Zodiaque qui « prennent corps » et ressemblent enfin aux noms qu’ont leur prêtent. Beau voyage... Je l’ai ensuite prolongé sur Terre en Asie ; j’y ai acheté du galanga (une racine proche du gingembre mais au goût plus doux, un peu mentholé), de la « fleur de nuit » (c’est-à-dire du poivre vert frais), du lait de coco, de la pâte de curry vert (composée de piment vert, de citronnelle, de coriandre, d’oignons et d’autres épices non précisées ; c’est TRÈS fort !), des feuilles de limette, du sucre de palme, des jeunes épis de maïs, des champignons noirs, de la pulpe de tamarin... C’est fou tout ce qu’on trouve au Paristore de ___________________________________ Poulet au curry vert à la molécule d’A.D.N. - des blancs de poulet coupés en gros morceaux - de la pâte de curry vert - du poivre vert frais - une boîte de lait de coco (non sucré) - une cuillérée à café de sucre de palme - sel - des haricots verts ou plats, coupés en gros morceaux - du poivron rouge en lamelles (pour la déco) - du galanga - des feuilles de limette (c’est-à-dire de citronnier) - un oignon coupé en petits morceaux - un citron vert, si possible non traité (mais non traité, ça court pas les rues alors le laver drastiquement à l’eau chaude en frottant bien) Faire revenir l’oignon dans de l’huile neutre (arachide, tournesol...) sans les laisser blondir ; ajouter le poulet, juste pour le saisir : ne pas le laisser griller. Mettre de la pâte de curry vert : commencer par une cuillérée à café et ajuster après selon le goût désiré et sa propre tolérance... Bien mélanger le tout. Retirer les morceaux de poulet en essayant de garder le maximum d’oignons dans la sauteuse. Ajouter la boîte de lait de coco préalablement secouée, une ou plusieurs feuilles de limette (selon le goût souhaité : plus ou moins prononcé en citron) ; un morceau de galanga épluché et coupé en lamelles (un morceau plus ou moins gros à l’appréciation du technicien) ; le zeste du citron vert, un rameau de poivre vert, le sucre, du sel (goûter !). Faire bouillir le tout pour ça réduise un petit peu et que ça fasse une sorte de décoction... Pendant ce temps-là, faire cuire les haricots et du riz (séparément !). Filtrer la décoction de coco ; conserver le jus et y faire cuire le poulet 6 minutes environ (à partir du frémissement). Ajouter les haricots bien égoutter. Mettre dans des assiettes creuses ; décorer avec des lamelles de poivron rouge et un rameau de « fleur de nuit » qui ressemble fort à une molécule d’A.D.N. ; servir avec du riz nature présenté à part. Pour réussir cette recette d'inspiration thaïlandaise à son goût, faut tâtonner, faire plusieurs essais (plus ou moins fort, plus ou moins citronné, plus ou moins « galangué »...) mais c’est excellent. La prochaine fois et pour une grande occasion, je remplacerai le poulet par un poisson à chair ferme (lotte) qui je pense, conviendra très bien aussi. Gastrorhynométro...Un samedi d'octobre, nous nous asseyons dans une rame de la ligne 12 ; on est en début de ligne, donc il y a encore de la place. Une chance car pour aller manger chez G. et Sa., on doit descendre au terminus. Lorsque nous nous installons, sont assis en face de nous un homme de type européen et ce que nous supposons être sa fille, aux traits asiatiques. Lui retient particulièrement notre attention ; nous avons tout le loisir de l’observer en jetant de temps à autre un oeil par-dessus nos journaux car il reste en vis-à-vis pendant presque tout le parcours, descendant à la station précédant la nôtre. Il doit avoir la cinquantaine, habillé assez simplement, a priori classe moyenne, un poil (gentleman) farmer : pantalon de velours marron, chemise à gros carreaux et parka marine. Il est un peu gras du bide et de la face, ses cheveux noirs grisonnent légèrement. Ses yeux surtout retiennent l’attention : globuleux et très bleus, avec un regard assez vide, absent même. Sy. me donne un léger coup de coude afin d’attirer mon regard en direction de notre voisin. Non seulement il explore méticuleusement son nez mais ce qu’il en ressort, il le met dans sa bouche ! Beurk ! Bref, ce qu’il faut retenir de ce récit, c’est le fait que cet homme nous a marqué et que nous avons parfaitement retenu son visage. Deux mois plus tard, encore un samedi, nous nous rendons chez Darty aux Halles pour acheter des conneries électroménagères. Ô stupeur, pendant que nous attendons à la caisse, nous voyons pénétrer dans ce temple de la consommation l’Homme-qui-mange-ses-crottes-de-nez ! Aucun doute : c’est lui ! Ça nous amuse beaucoup de revoir ce (presque) parfait inconnu compte tenu des infimes chances que nous avions de le rencontrer à nouveau. Paris intra-muros, c’est quand même 2 153 600 habitants et une densité de 20 433 habitants au km². Nous errons le reste de l’aprèm’ dans le quartier autour de Saint-Eustache... On reprend le métro pour rentrer chez nous, ligne 4. Alors que nous sommes descendus à notre station et que, sur le quai, nous longeons la rame à l’arrêt, rÔ stupeur, nous revoyons notre philomucophage sur l’un des sièges ! On se dit alors que notre vie est comme celle du Truman show ; on est installé depuis peu à Paris, on ne connaît pratiquement personne mais « quelqu’un » a payé des acteurs pour qu’elle ait une apparence de normalité. Seulement... il y a eu un problème de casting ; ils ont embauché trop souvent le même figurant ce qui nous a permis de percer à jour leur petit manège. La preuve : ils ont eu vent de notre suspicion et depuis, on n’a jamais revu le nezcrottephile aux yeux bleus globuleux.{ Page Précédente } { Page 1 à 2 } { Page Suivante } |
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